A propos de l'autisme

Le trouble du spectre autistique (TSA) est un trouble neurodéveloppemental associé à des symptômes qui comprennent des "déficits persistants en matière de communication et d'interaction sociales dans de multiples contextes" et des "modèles restreints et répétitifs de comportement, d'intérêts ou d'activités". Voici des exemples de ces deux grandes catégories :

Déficits persistants dans la communication sociale et l'interaction sociale dans de multiples contextes, tels que manifestés par les éléments suivants, actuellement ou par le passé (les exemples sont illustratifs, non exhaustifs) :

  • Déficits de la réciprocité socio-émotionnelle, allant, par exemple, d'une approche sociale anormale et de l'échec d'une conversation normale en va-et-vient à un partage réduit des intérêts, des émotions ou des affects, en passant par l'incapacité à initier ou à répondre aux interactions sociales.
  • Déficits des comportements de communication non verbale utilisés pour l'interaction sociale, allant, par exemple, d'une communication verbale et non verbale mal intégrée à des anomalies du contact visuel et du langage corporel ou à des déficits de compréhension et d'utilisation des gestes, à une absence totale d'expressions faciales et de communication non verbale.
  • Déficits dans le développement, le maintien et la compréhension des relations, allant, par exemple, de difficultés à ajuster le comportement pour s'adapter à divers contextes sociaux ; à des difficultés à partager des jeux imaginatifs ou à se faire des amis ; à l'absence d'intérêt pour les pairs.

Modèles restreints et répétitifs de comportement, d'intérêts ou d'activités, tels que manifestés par au moins deux des éléments suivants, actuellement ou par le passé (les exemples sont illustratifs et non exhaustifs) :

  • Mouvements moteurs, utilisation d'objets ou discours stéréotypés ou répétitifs (par exemple, stéréotypes moteurs simples, aligner des jouets ou retourner des objets, écholalie, phrases idiosyncrasiques).
  • Insistance sur l'uniformité, adhésion inflexible à des routines ou à des modèles ritualisés de comportement verbal ou non verbal (par exemple, détresse extrême face à de petits changements, difficultés de transition, schémas de pensée rigides, rituels de salutation, besoin de prendre le même chemin ou de manger la même chose tous les jours).
  • Intérêts très restreints, fixes, anormalement intenses ou focalisés (par exemple, fort attachement ou préoccupation pour des objets inhabituels, intérêts excessivement circonscrits ou persévérants).
  • Hyper- ou hyporéactivité aux entrées sensorielles ou intérêt inhabituel pour les aspects sensoriels de l'environnement (par exemple, indifférence apparente à la douleur/température, réaction négative à des sons ou textures spécifiques, odeur ou toucher excessif d'objets, fascination visuelle pour les lumières ou le mouvement).

Ces symptômes résultent de difficultés sous-jacentes dans la capacité de l'enfant à appréhender le monde par ses sens et à utiliser son corps et ses pensées pour y répondre. Lorsque ces difficultés sont importantes, elles interfèrent avec la capacité de l'enfant à grandir et à apprendre, et peuvent conduire à un diagnostic d'autisme.

L'autisme n'est pas simplement un trouble du comportement

De nombreux parents se font dire que l'autisme est un trouble du comportement basé sur des difficultés de comportement. Bien que les enfants autistes présentent des comportements qui peuvent être déroutants, inquiétants et même perturbateurs, la base de ces comportements est une différence neurodéveloppementale qui existe. Comprendre l'autisme à partir des comportements est au mieux superficiel. La perspective comportementale a dominé les "ondes" au cours des 15 dernières années et l'analyse comportementale appliquée (ABA) est ainsi devenue l'intervention la plus connue pour l'autisme. Mais la pratique clinique et la recherche sont en train de créer un changement de paradigme pour mieux comprendre l'autisme d'un point de vue neurodéveloppemental plutôt que simplement comportemental. Vous pouvez lire les différences entre ces perspectives sur notre page ABA ou DIR.

Comprendre l'autisme

Il est important de noter que lorsque les défis de l'autisme sont compris et traités de manière appropriée, et que l'autiste est accepté pour ce qu'il est, le potentiel d'une personne du spectre autistique n'est pas inférieur à celui d'une personne neurotypique. Trop de professionnels considèrent l'autisme comme quelque chose qu'il faut contrôler et contenir. Nous considérons l'autisme comme une neurodiversité qui doit être comprise. Une fois compris, le potentiel de la personne peut être réalisé. Cela ne signifie pas que l'autisme n'est pas un handicap. Il y a certainement des aspects de l'autisme qui sont invalidants et très difficiles. Néanmoins, en cherchant à comprendre les différences neurodéveloppementales dans le but de promouvoir la croissance et le développement, on peut aider la personne autiste à atteindre son potentiel tout en s'attaquant aux aspects invalidants.

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